À la rentrée universitaire 2011, lors de mon entrée en master 1 FLE professionnel, je souhaitais compléter ma formation par une expérience professionnelle de qualité afin de pouvoir intégrer au mieux le monde du travail à la fin de mes études. J’ai tout de suite pensé au bénévolat en ASL : j’avais déjà un travail rémunéré pour financer mes études et je ne voulais pas que mon engagement entant qu’enseignante de FLE ne devienne trop envahissant par rapport au temps que nous nous devions de consacrer à nos études. Lorsque j’ai rencontré Ophélie Passemard, coordinatrice et formatrice de l’ODTI, nous nous sommes tout de suite entendues sur un cours de 2h par semaine avec des réunions régulières afin de lui permettre de suivre notre travail d’enseignante et que tous les bénévoles se sentent encadrés.

Mon travail à l’ODTI a parfaitement su répondre à mes attentes professionnelles. Cette implication bénévole m’a permis de « donner du sens » à tous les apports théoriques dispensés par l’université. L’enseignement de qualité de l’université Stendhal me permettait de me poser énormément de questions constructives pour l’agir-enseignant et la pratique à l’ODTI me permettait de me former sur le terrain et d’essayer de mettre en application mes réflexions.

Mais l’ODTI fut avant tout une expérience humaine extrêmement riche : durant cette année, j’ai pu accompagner mes premiers apprenants sur le chemin de la langue française, des personnes formidables, fortes de leurs projets et leur confiance en un avenir meilleur. Des gens qui aiment la France et nous rappellent à quel point notre pays est beau, et à quel point il est important de savoir partager ces beautés. L’ODTI, c’est également l’occasion de se retrouver avec d’autres étudiants animés par la même volonté de formation et de partage : ainsi, nous nous sommes toutes beaucoup rapprochées, encouragées les unes les autres dans nos préparations de cours et pour nos examens. Lorsque le doute nous saisissait et que j’avais peur de ne pas être une bonne enseignante, de ne pas y arriver, car enseigner c’est avant tout savoir se remettre en question, les collègues de l’ODTI étaient toujours là pour chercher avec moi les réponses et m’encourager.

Cette année je pars en Inde en stage MAEE et sans mon expérience professionnelle à l’ODTI et le soutien d’Ophélie Passemard, je ne suis pas certaine d’avoir pu trouver le courage de me lancer dans une expérience professionnelle à l’étranger avec de telles responsabilités.

Alors merci à Ophélie et Amandine sa stagiaire et au secteur linguistique de l’ODTI et merci aux bénévoles 2011-12.

Jessica.

 

 

 

One Response to Parole de bénévole: Jessica Mercer

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